🍾Ivre, le tĂ©moin dĂ©nonce un accident orthographique entre un automobiliste et 1 Bescherelle

Illustration de l’article « 🍾Ivre, le tĂ©moin dĂ©nonce un accident orthographique entre un automobiliste et 1 Bescherelle » publiĂ©e sur L’Ouest RĂ©publicain.

Villers-le-Lac — Une publication sur les rĂ©seaux sociaux a secouĂ© la paisible commune de Villers-le-Lac ce jeudi soir. Non pas en raison de l’accident qu’elle signale — somme toute banal — mais Ă  cause de la collision frontale entre le tĂ©moin et
 la langue française, causant un mĂ©morable accident orthographique. Analyse d’un drame syntaxique en territoire douanier.


📰 Le choc, en bas de la douane

Les faits remontent Ă  19 heures passĂ©es hier, selon une publication Facebook Ă©manant de la page Info Trafic Haut Doubs. Le message, rĂ©digĂ© dans une hĂąte probablement renforcĂ©e par un taux d’alcool syntaxique non nĂ©gligeable, stipule :

« Accident en descendant de la douane villers le lac, sa vient de se produire. » (sic)

Une phrase simple, mais dont l’impact orthographique a Ă©tĂ© jugĂ© « violent » par plusieurs linguistes locaux, mobilisĂ©s en urgence par le Rectorat de Besançon.


📚 Un drame linguistique en plusieurs temps

Sur place, les faits sont confirmĂ©s : un accrochage mineur aurait bien eu lieu, impliquant deux vĂ©hicules. Mais trĂšs vite, c’est le commentaire du tĂ©moin qui fait le tour du Haut-Doubs. Entre « sa » pour « ça » et l’absence dĂ©sespĂ©rante de majuscules, la communautĂ© Facebook du secteur a eu la plume lourde.

« Je veux bien tolĂ©rer une faute de frappe, mais lĂ , on frĂŽle la rĂ©cidive », grince Josiane, institutrice retraitĂ©e de Morteau, en secouant son dictionnaire.


📚 La brigade orthographique saisie

AlertĂ©e, la Brigade d’Intervention Orthographique de Franche-ComtĂ© (BIOFC) s’est immĂ©diatement dĂ©placĂ©e sur les lieux numĂ©riques. Selon leurs premiers constats, il ne s’agirait pas d’un simple oubli, mais d’un acte volontaire de maltraitance grammaticale. Un Bescherelle, projetĂ© violemment dans le mur du bon sens, a Ă©tĂ© retrouvĂ© en Ă©tat de choc. Il aurait murmurĂ© : « Je conjugue, tu conjugues, il exagĂšre  »

Villers-Le-Lac - La circulation dense provoque accident orthographique sur accident de la route
L’accident orthographique de Villers-le-Lac prouve qu’un Bescherelle peut parfois ĂȘtre aussi nĂ©cessaire qu’un constat amiable.

📚 Des tĂ©moins de l’accident orthographique sous le choc
 linguistique

Plusieurs internautes se sont indignĂ©s dans les commentaires, demandant une rĂ©vision immĂ©diate du message. D’autres, bien plus fatalistes, estiment que le mal est fait. « Il y a des fautes qui font plus de dĂ©gĂąts que des pare-chocs. Celle-lĂ , elle va laisser des sĂ©quelles dans la mĂ©moire collective des habitants du Haut-Doubs. »

Un professeur de lettres, prĂ©sent dans la zone frontaliĂšre pour un sĂ©minaire clandestin sur l’accord du participe passĂ©, a tentĂ© de calmer les esprits. « On ne juge pas, on corrige. Mais lĂ , il va falloir un plan de relance syntaxique. »

Et pendant que la voiture repartait sans trop de dĂ©gĂąts, le Bescherelle, lui, gisait au sol, meurtri, page 146 en vrac. Les secours orthographiques promettent une rééducation lente. « Il conjugue encore, mais sans vĂ©ritable conviction », souffle un grammairien.


📰 L’auteur du message identifiĂ©

Selon nos informations, le tĂ©moin, sobre au moment de l’accident, aurait Ă©tĂ© littĂ©ralement ivre de rapiditĂ©. Pris d’un Ă©lan d’utilitĂ© citoyenne, il aurait « balancĂ© ça sur Facebook » sans relecture, sans filtre, et surtout sans l’aide prĂ©cieuse d’un correcteur orthographique.

InterrogĂ© par nos soins, il s’est dĂ©fendu :

« J’ai fait c’que j’ai pu.
L’important c’est que les gens soient au courant, non ? »

Oui. Mais Ă  quel prix.


🔔 Un plan de prĂ©vention en chantier

Face Ă  la recrudescence des infractions linguistiques dans les groupes Facebook locaux, la PrĂ©fecture du Doubs envisage des formations d’alerte orthographique. Le projet « S.O.S. Grammaire en dĂ©tresse » devrait ĂȘtre testĂ© dĂšs septembre Ă  Villers-le-Lac, Morteau et Le BĂ©lieu.

ParallĂšlement, un arrĂȘtĂ© municipal pourrait bientĂŽt obliger toute publication Ă  comporter au moins un sujet, un verbe, et un Bescherelle en soutien.

Moralité : dans le Haut-Doubs, mieux vaut rater un virage que rater son accord du participe passé.

Paul Emique
Statut OR : RĂ©dac chef 📰

đŸ· Le dĂ©bat se poursuit dans Le Comptoir de L’Ouest RĂ©publicain, le groupe de discussion rattachĂ© Ă  la page, et modĂ©rĂ© par GisĂšle.

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