đŸ“ș Audiovisuel public : L’Ouest RĂ©publicain lance son ORTF du Haut-Doubs avec GisĂšle au 20 heures

Pendant que Paris se demande s’il faut sauver l’audiovisuel public, le fusionner, le privatiser, l’auditionner, le dĂ©couper en tranches ou le confier Ă  quelqu’un qui a dĂ©jĂ  trois chaĂźnes, deux journaux, un empire culturel et une bonne tĂȘte de conseil d’administration, L’Ouest RĂ©publicain a dĂ©cidĂ© de prendre ses responsabilitĂ©s.

L’audiovisuel public traverse une nouvelle crise nationale, sur fond de rapport parlementaire, de tensions politiques, de soupçons d’influence, d’accusations croisĂ©es et de gens trĂšs sĂ©rieux qui expliquent, sur des plateaux tĂ©lĂ©visĂ©s appartenant Ă  des milliardaires, qu’il faut absolument garantir l’indĂ©pendance de l’information.

Dans le Haut-Doubs, la rédaction a regardé tout cela avec calme, recul et une légÚre odeur de café réchauffé.

Puis GisÚle a tranché.

« Bon. S’ils ne savent pas quoi faire avec leur tĂ©lĂ© publique, on va crĂ©er la nĂŽtre. Mais uniquement pour les infos importantes. Le reste, franchement, qu’ils se dĂ©brouillent. »

C’est donc officiel : L’Ouest RĂ©publicain lance l’ORTF du Haut-Doubs, un grand service public local, indĂ©pendant, impartial, humide, lĂ©gĂšrement bougon, et entiĂšrement consacrĂ© Ă  une seule question : est-ce que l’information concerne vraiment le Haut-Doubs ?

Si la rĂ©ponse est non, elle sera traitĂ©e en bas d’écran, entre la mĂ©tĂ©o de La Cluse-et-Mijoux et une alerte hĂ©risson sur chaussĂ©e glissante.

đŸ“ș Audiovisuel public : GisĂšle nommĂ©e prĂ©sentatrice vedette du journal de 20 h 25

Le journal principal sera prĂ©sentĂ© par GisĂšle, ancienne tenanciĂšre du tabac-presse de Morteau, promue visage officiel de l’information locale aprĂšs un vote interne organisĂ© Ă  main levĂ©e, puis annulĂ©, puis recommencĂ© parce que DjĂ€ysonne avait levĂ© les deux mains pour faire rire.

L’édition commencera chaque soir Ă  20 h 25.

  • Pas 20 h, parce que « c’est un horaire parisien ».
  • Pas 20 h 30, parce que « les gens sĂ©rieux ont dĂ©jĂ  mis la soupe ».
  • 20 h 25, donc, compromis haut-doubien entre l’information, la digestion et la fermeture mentale progressive devant les chaĂźnes d’info continue.

« Nous sommes parfaitement neutres. Nous méprisons tout le monde à égalité, sauf les gens qui savent écrire Haut-Doubs correctement. »

GisĂšle, nouvelle vedette de l’audiovisuel haut-doubien

GisÚle ouvrira chaque édition par une formule désormais gravée dans le marbre éditorial :

« Bonsoir. Avant toute chose, nous rappelons que L’Ouest RĂ©publicain est un mĂ©dia parodique et satirique. Ceux qui dĂ©couvrent l’ironie en 2026 peuvent nĂ©anmoins rester, mais sans toucher aux commentaires. »

Son rĂŽle sera clair : prĂ©senter les informations, interrompre les invitĂ©s, corriger DjĂ€ysonne en direct, et rappeler que toute polĂ©mique nationale doit ĂȘtre ramenĂ©e Ă  sa juste proportion.

Exemple :

« La gauche s’en prend Ă  la galaxie BollorĂ©. TrĂšs bien. Mais est-ce que BollorĂ© sait pourquoi il y a encore des camions coincĂ©s sous certains ponts quand il y a une dĂ©viation ? VoilĂ . Sujet suivant. »

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🧱 GĂ©gĂ© prend l’économie : “un mĂ©dia indĂ©pendant, c’est un mĂ©dia qui sait rĂ©parer son antenne”

Pour garantir l’équilibre des opinions, la rĂ©daction a confiĂ© l’éditorial politico-pragmatico-Ă©conomique Ă  GĂ©gĂ©, retraitĂ© local, moustache fiable, casquette vissĂ©e, raisonnement circulaire mais enracinĂ©.

Sa chronique s’intitulera : “L’avis de GĂ©gĂ©, mais avec des chiffres approximatifs”.

Chaque soir, il analysera les grandes questions nationales Ă  travers quatre indicateurs simples :

  • le prix du gasoil ;
  • le prix du comtĂ© ;
  • l’état de la RN57 ;
  • la capacitĂ© d’un C15 Ă  traverser la crise institutionnelle sans contrĂŽle technique.
Audiovisuel public : L’Ouest RĂ©publicain lance son ORTF du Haut-Doubs, avec GisĂšle au 20 heures, GĂ©gĂ© Ă  l’édito et Radio Plein Air en modĂšle.

Sur la concentration des médias, Gégé se veut lucide.

« Moi, je suis contre les milliardaires qui possĂšdent tout. Sauf s’ils rachĂštent la RN57, lĂ  on peut discuter, parce qu’au moins il y aurait peut-ĂȘtre un budget marquage au sol. »

Sur l’audiovisuel public, son analyse est plus nuancĂ©e :

« France TĂ©lĂ©visions, Radio France, tout ça, c’est bien joli. Mais qui retransmet le concours de bĂ»cheronnage, les alertes neige et le type qui a encore confondu Morteau et MontbĂ©liard ? Personne. Donc il faut un service public du Haut-Doubs. C’est une question de souverainetĂ© fromagĂšre. »

Selon GĂ©gĂ©, un mĂ©dia indĂ©pendant ne doit dĂ©pendre ni de l’État, ni d’un industriel, ni d’un groupe politique. Il peut en revanche dĂ©pendre d’une rallonge Ă©lectrique, d’un abonnement WordPress, d’un voisin qui connaĂźt quelqu’un chez Orange et d’un vieux routeur qui redĂ©marre quand on tape dessus.

đŸ›” DjĂ€ysonne hĂ©rite des faits divers subalternes, donc de l’essentiel

La rĂ©daction a Ă©galement confirmĂ© que DjĂ€ysonne resterait chargĂ© des faits divers subalternes, c’est-Ă -dire de 72 % de l’actualitĂ© rĂ©elle du Haut-Doubs.

Il traitera notamment :

DjĂ€ysonne a proposĂ© une rubrique TikTok intitulĂ©e “Les news qui claquent sa mĂšre”. GisĂšle a refusĂ© pour trois raisons : le titre, le format vertical, et le fait qu’elle « ne veut pas d’une information qui danse ».

Il pourra nĂ©anmoins utiliser un fond musical discret, Ă  condition qu’il s’agisse d’un bruit de chasse-neige, d’un moteur diesel ou d’un soupir de GĂ©gĂ©.

đŸŒŠïž La mĂ©tĂ©o confiĂ©e Ă  La MĂ©tĂ©o Franc-Comtoise, parce qu’il faut bien quelqu’un de sĂ©rieux

Dans cette nouvelle architecture mĂ©diatique, la mĂ©tĂ©o sera confiĂ©e Ă  La MĂ©tĂ©o Franc-Comtoise, vraie page locale sĂ©rieuse, que L’Ouest RĂ©publicain reconnaĂźt officiellement comme « autoritĂ© compĂ©tente pendant que nous faisons les idiots ».

La transition sera assurée par GisÚle :

« On retrouve maintenant les seules personnes de cette antenne qui regardent les cartes avant de parler. »

La mĂ©tĂ©o bĂ©nĂ©ficiera d’un statut particulier : elle pourra contredire GĂ©gĂ©, corriger DjĂ€ysonne et annoncer de la neige sans ĂȘtre accusĂ©e d’alarmisme parisien.

En cas de bise, brouillard, verglas, pluie froide, redoux traĂźtre, neige molle, neige lourde, neige de travers ou “temps bizarre mais typique”, l’antenne sera automatiquement basculĂ©e en Ă©dition spĂ©ciale.

GisĂšle rappelle toutefois que la mĂ©tĂ©o n’est pas une opinion.

« Quand il fait -8 Ă  Mouthe, on ne dĂ©bat pas avec deux chroniqueurs autour d’une table. On met une veste. »

📾 Carine Terre-Vioux aux reportages photos : “le rĂ©el, mais cadrĂ© de travers s’il le faut”

Les reportages photos seront confiĂ©s Ă  Carine Terre-Vioux, envoyĂ©e spĂ©ciale permanente sur les routes secondaires, les chemins blancs, les bords de Doubs et les endroits oĂč le soleil se couche pile au moment oĂč tout le monde a dĂ©jĂ  rangĂ© son tĂ©lĂ©phone.

Sa mission : documenter visuellement le Haut-Doubs tel qu’il est.

Pas tel que Paris l’imagine.
Pas tel que les brochures touristiques le vendent.
Pas tel que les influenceurs le filtrent.

Tel qu’il est vraiment : beau, froid, tĂȘtu, mal Ă©clairĂ© par endroits, mais globalement photogĂ©nique dĂšs qu’une vache accepte de regarder l’objectif.

Audiovisuel public : L’Ouest RĂ©publicain lance son ORTF du Haut-Doubs, avec GisĂšle au 20 heures, GĂ©gĂ© Ă  l’édito et Radio Plein Air en modĂšle.

Carine Terre-Vioux couvrira notamment les grands formats suivants :

  • “Brouillard sur la fruitiĂšre : immersion dans un monde gris mais sincĂšre” ;
  • “Un tracteur au soleil couchant : enquĂȘte sur une Ă©motion collective” ;
  • “Le Doubs reflĂšte-t-il mieux la RĂ©publique que certains plateaux tĂ©lĂ© ?” ;
  • “HĂ©risson sur accotement : fallait-il flouter la victime ?”

đŸ“» Radio Plein Air devient notre ORTF, mais avec moins de kĂ©pis et plus de loto

Pour assurer l’ancrage sonore, L’Ouest RĂ©publicain reconnaĂźt Radio Plein Air comme notre Ă©quivalent local de l’ORTF.

Une ORTF sans gĂ©nĂ©ral Ă  kĂ©pi, sans speakerine figĂ©e, sans grand-messe parisienne, mais avec de l’info locale, des annonces associatives, des routes coupĂ©es, des Ă©vĂ©nements de village et cette capacitĂ© unique Ă  parler d’un loto Ă  14 h 30 comme d’un sommet diplomatique.

La rédaction salue une institution utile, identifiée, locale, et suffisamment sérieuse pour ne pas confier une matinale entiÚre à Gégé.

Ce dernier proteste.

« Moi, je peux faire la matinale. Je commence à 5 h 12, comme les frontaliers. Sujet un : pourquoi il y a déjà des gens sur la route. Sujet deux : pourquoi ils roulent mieux quand ils dorment encore. Sujet trois : le Comté. »

Radio Plein Air sera donc citée comme modÚle, référence, inspiration et garde-fou.

Ce qui, dans l’écosystĂšme OR, signifie : “eux savent faire de la radio ; nous, on va essayer de ne pas casser Internet.”

📰 Une seule ligne Ă©ditoriale : le Haut-Doubs, le Haut-Doubs, et Ă©ventuellement le Haut-Doubs

La charte fondatrice de l’ORTF du Haut-Doubs tient en une phrase :

« Une information nationale ne mĂ©rite d’ĂȘtre traitĂ©e que si elle peut ĂȘtre reliĂ©e, mĂȘme de mauvaise foi, au Haut-Doubs. »

Ainsi, une crise gouvernementale sera traitĂ©e si elle modifie l’ouverture des cols.
Une polĂ©mique culturelle sera traitĂ©e si quelqu’un y prononce “Mont d’Or”.
Une rĂ©forme audiovisuelle sera traitĂ©e si elle menace la diffusion d’une alerte neige.
Une audition parlementaire sera traitĂ©e si GĂ©gĂ© peut dire : « Moi aussi, j’ai dĂ©jĂ  Ă©tĂ© auditionnĂ©, par ma femme, en 1987, aprĂšs une facture de pneus. »

Quant à la neutralité éditoriale, GisÚle se veut rassurante :

« Nous sommes parfaitement neutres. Nous méprisons tout le monde à égalité, sauf les gens qui savent écrire Haut-Doubs correctement. »

Une commission interne a d’ailleurs validĂ© cette impartialitĂ© aprĂšs trois minutes de travaux, un cafĂ©, deux soupirs, 3 Ponts et une remarque de DjĂ€ysonne sur les miniatures YouTube.

Le rapport conclut que L’Ouest RĂ©publicain est indĂ©pendant de tous les pouvoirs connus, sauf de la mĂ©tĂ©o, de Facebook, de WordPress, de l’algorithme Instagram, de la disponibilitĂ© mentale de GisĂšle et du niveau de batterie du tĂ©lĂ©phone de Carine Terre-Vioux.

🩔 Le service public haut-doubien est lancĂ©

Reste une question : qui financera cette grande ambition audiovisuelle ?

GĂ©gĂ© propose une redevance payable en comtĂ©, bois sec ou bons d’essence. DjĂ€ysonne suggĂšre une cagnotte en ligne avec un titre “sauve ton mĂ©dia local frĂ©rot”. GisĂšle a dĂ©jĂ  refusĂ© les deux, mais garde l’idĂ©e du comtĂ©.

La premiĂšre Ă©dition de l’ORTF du Haut-Doubs devrait ĂȘtre consacrĂ©e Ă  un sujet unique : “Faut-il vraiment parler de BollorĂ© quand un hĂ©risson traverse Ă  Arçon ?”

DĂ©bat en plateau avec GisĂšle, GĂ©gĂ©, DjĂ€ysonne, un micro qui grĂ©sille, Carine Terre-Vioux en duplex depuis un fossĂ©, et La MĂ©tĂ©o Franc-Comtoise pour rappeler qu’à 21 h 12, il fera de toute façon trop froid pour continuer Ă  discuter dehors.

La conclusion est dĂ©jĂ  prĂȘte.

« La France peut dĂ©battre de son audiovisuel public. Nous, dans le Haut-Doubs, on sait dĂ©jĂ  ce qu’on veut : une information locale, fiable quand c’est nĂ©cessaire, absurde quand c’est mĂ©ritĂ©, et suffisamment proche du terrain pour voir venir les camions avant qu’ils ne s’encastrent sous un pont. »

La République audiovisuelle tremble.

GisĂšle ajuste ses lunettes.

Gégé tousse.

DjĂ€ysonne cherche le bouton “direct”.

Et quelque part, un hĂ©risson traverse sans demander l’autorisation au CSA.


đŸ· Le dĂ©bat se poursuit dans Le Comptoir de L’Ouest RĂ©publicain, le groupe de discussion rattachĂ© Ă  la page.

🔗 D’autres rebondissements, rĂ©vĂ©lations ou photos floues Ă  propos de ce sujet vous attendent sur nos rĂ©seaux :

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