🐄 Chaos du 17 octobre : GĂ©gĂ© mobilise les MontbĂ©liardes

Chaos du 17 octobre : GĂ©gĂ© rĂ©clame l’autoritĂ© rĂ©galienne et mobilise ses MontbĂ©liardes. AprĂšs le KĂ€rcher, place au rabot Ă  fumier.

Le chaos du 17 octobre a laissĂ© des commerces pillĂ©s, des bĂątiments incendiĂ©s et des forces de l’ordre attaquĂ©es. Dans le Haut-Doubs, GĂ©rard Poncet rĂ©clame le retour de l’autoritĂ© rĂ©galienne. Le chef du MHDGA tient ses MontbĂ©liardes Ă  disposition et propose de remplacer le KĂ€rcher par un rabot Ă  fumier. La rĂ©serve opĂ©rationnelle du maintien de l’ordre attend la fin de la traite.

Il y avait des gens venus parler de leurs fins de mois. D’autres ont prĂ©fĂ©rĂ© repartir avec le contenu des vitrines. Entre les deux, une diffĂ©rence que certains commentaires semblent avoir du mal Ă  identifier, mais que les commerçants concernĂ©s devraient parvenir Ă  expliquer sans organiser de colloque.

Dans la nuit du 17 au 18 octobre, le bilan annoncĂ© par SĂ©bastien Lecornu faisait Ă©tat d’environ 1 200 interpellations et de 150 policiers et gendarmes blessĂ©s. La participation atteignait 550 000 personnes selon l’IntĂ©rieur, 800 000 selon les organisateurs. Ces chiffres restent provisoires. À Saint-Étienne, un manifestant a Ă©galement eu la main arrachĂ©e dans un incident impliquant une grenade policiĂšre.

đŸ”„ Chaos du 17 octobre : les services publics dĂ©fendus au briquet

À Limoges, l’hĂŽtel de ville a Ă©tĂ© ravagĂ© par un incendie aprĂšs une attaque. À Lyon, l’office de tourisme a brĂ»lĂ©. À Marseille, des individus ont forcĂ© l’entrĂ©e de la mairie. À Paris, des commerces ont Ă©tĂ© pillĂ©s et des policiers attaquĂ©s, rapporte notamment Reuters dans son bilan de la journĂ©e.

« En 2018, les racailles avaient dĂ©jĂ  saccagĂ© l’Arc du patron. Maintenant, ça brĂ»le les mairies.
Vous pouvez leur mettre un gilet jaune, une écharpe ou une cloche : un bandit reste un bandit. »

GĂ©rard Poncet, dont la mĂ©moire impĂ©riale n’a pas prescrit.

DĂ©fendre les services publics en incendiant une mairie : la mĂ©thode prĂ©sente l’avantage de supprimer immĂ©diatement la file d’attente. Plus de bĂątiment, plus de guichet, plus personne pour vous demander le justificatif de domicile oubliĂ©. MĂȘme les partisans les plus dĂ©terminĂ©s de la rĂ©duction des dĂ©penses publiques n’avaient pas osĂ© proposer une rĂ©forme aussi rapide.

Le chaos du 17 octobre laissera aussi une addition. Pour remettre en Ă©tat, remplacer, rouvrir. Les habitants retrouveront des services perturbĂ©s ; les salariĂ©s, parfois une boutique fermĂ©e ; les collectivitĂ©s, des factures. Les grands gagnants de la lutte contre la vie chĂšre devraient donc ĂȘtre les fournisseurs de vitrages.

đŸ›ïž L’Arc du patron, GĂ©gĂ© n’a toujours pas digĂ©rĂ©

GĂ©rard Poncet, lui, refuse que le gilet fluorescent serve de justificatif universel. Le Mouvement du Haut-Doubs – Gens Authentiques reconnaĂźt volontiers le droit de rĂąler : il s’agit mĂȘme de sa principale activitĂ© institutionnelle. Il distingue cependant la protestation du libre-service dans un magasin dont on vient d’exploser la porte.

« En 2018, les racailles avaient dĂ©jĂ  saccagĂ© l’Arc de triomphe du patron. Maintenant, ça brĂ»le les mairies. Vous pouvez leur mettre un gilet jaune, une Ă©charpe ou une cloche : un bandit reste un bandit », vitupĂšre GĂ©rard Poncet, dont la mĂ©moire impĂ©riale n’a pas prescrit.

L’Arc de triomphe avait effectivement Ă©tĂ© saccagĂ© le 1er dĂ©cembre 2018. Le souvenir n’autorise aucune confusion entre tous les manifestants et les auteurs des destructions. Il rappelle surtout que la casse ne devient pas une revendication parce qu’elle se produit Ă  proximitĂ© d’un cortĂšge.

« Celui qui vient demander de quoi remplir son frigo, je l’écoute. Celui qui repart avec le frigo du voisin, je l’arrĂȘte », rĂ©sume GĂ©gĂ©.

Une distinction qui devrait tenir dans une circulaire, mĂȘme imprimĂ©e en gros caractĂšres.

đŸ§č AprĂšs le KĂ€rcher, le rabot Ă  fumier

Le chaos du 17 octobre a rĂ©veillĂ© chez lui un vieux souvenir de quincaillerie politique. En juin 2005, Nicolas Sarkozy promettait un nettoyage au KĂ€rcher Ă  La Courneuve. En octobre, Ă  Argenteuil, venait l’épisode de la « racaille ». Deux dĂ©placements distincts, souvent rangĂ©s dans le mĂȘme placard Ă  produits mĂ©nagers. Les archives de l’INA documentent le premier ; le second se dĂ©roule sur la dalle d’Argenteuil.

GĂ©gĂ© juge le matĂ©riel de l’ancien Ministre de l’intĂ©rieur insuffisamment adaptĂ© au terrain. Le nettoyeur haute pression exige de l’eau, une alimentation et une rallonge que DjĂ€ysonne a probablement empruntĂ©e pour recharger son tĂ©lĂ©phone. Le prĂ©sident du MHDGA propose donc le rabot Ă  fumier : un manche, une lame, aucune application Ă  installer.

« Vous en avez assez du chaos ? Sortez-moi le rabot Ă  fumier. Au moins, celui-lĂ , quand on le passe, on voit oĂč on est passĂ©. » GĂ©rard Poncet, candidat au ministĂšre de l’IntĂ©rieur et de la PropretĂ© des dalles.

Dans son programme, le rabot reste l’emblĂšme. Pour le rĂ©tablissement de l’ordre, il rĂ©clame d’abord que l’État assume ses fonctions : protĂ©ger les personnes, empĂȘcher les pillages, interpeller les auteurs et permettre Ă  la justice de travailler. Il s’étonne qu’il faille prĂ©senter cela comme une innovation.

📚 Lecornu avait prĂ©vu la guerre, pas le code postal

SĂ©bastien Lecornu avait pourtant publiĂ© Vers la guerre ? La France face au rĂ©armement du monde. Il regardait l’échiquier mondial. Il n’avait manifestement pas prĂ©vu de retrouver le chaos Ă  l’intĂ©rieur des frontiĂšres, entre une mairie et un magasin de chaussures. Pour la prochaine Ă©dition, GĂ©gĂ© suggĂšre un atlas routier.

« Vous en avez assez du chaos ? Sortez-moi le rabot Ă  fumier. Au moins, celui-lĂ , quand on le passe, on voit oĂč on est passĂ©. »

GĂ©rard Poncet, candidat au ministĂšre de l’IntĂ©rieur et de la PropretĂ© des dalles

« Il avait le titre. Il lui manquait le code postal. Qu’il nous rĂ©tablisse l’ordre avant de nous Ă©crire le tome deux », analyse Carine Terre-Vioux, cheffe du service culture de L’Ouest RĂ©publicain.

🚜 Une rĂ©serve rĂ©galienne du maintien de l’ordre entre deux traites

Face au chaos du 17 octobre, le MHDGA annonce nĂ©anmoins la constitution fictive d’une rĂ©serve bovine. Plusieurs troupeaux de MontbĂ©liardes seraient disponibles pour former des escadrons de maintien de l’ordre. Le dispositif porte le nom de Compagnies rĂ©publicaines de stabulation.

Chaos du 17 octobre : GĂ©gĂ© rĂ©clame l’autoritĂ© rĂ©galienne dans le maintien de l'ordre et mobilise ses MontbĂ©liardes. AprĂšs le KĂ€rcher, place au rabot Ă  fumier.

« Une MontbĂ©liarde, ça avance, ça tient le terrain et ça n’attend pas qu’un Ă©ditorialiste lui explique qu’elle est mal perçue », assure le chef du mouvement, qui propose personnellement d’ouvrir la marche au tracteur, fourche en avant.

Il a déjà posé sa casquette sur le siÚge et demandé si le gyrophare orange suffisait pour le protocole.

Son Ă©tat-major tempĂšre cette disponibilitĂ©. Le premier escadron doit ĂȘtre trait avant tout engagement. Le deuxiĂšme refuse de monter dans le transport. Le troisiĂšme a repĂ©rĂ© une bande d’herbe et considĂšre sa mission accomplie. La charge gĂ©nĂ©rale est donc reportĂ©e, les nĂ©gociations avec les intĂ©ressĂ©es se poursuivant au seau de granulĂ©s.

Gégé exige néanmoins une réquisition en bonne et due forme.

« L’autoritĂ© rĂ©galienne, c’est l’État. Moi, je propose du renfort, je ne vais pas crĂ©er une prĂ©fecture dans la fosse Ă  lisier. »

La prĂ©cision rassure le service juridique, qui avait commencĂ© Ă  chercher le formulaire de dĂ©claration d’une division blindĂ©e agricole.

đŸ’¶ Bercy demande si la cavalerie produit de la TVA

Delphine Hans-Public a immédiatement réclamé un chiffrage.

Le devis comprend du foin, du gazole, quelques clĂŽtures et une indemnitĂ© de dĂ©placement pour le taureau, lequel n’a pourtant reçu aucune invitation.

Les violences du 17 octobre impose, selon elle, de distinguer les dépenses de sécurité des dépenses de communication.

Elle refuse notamment de financer une mĂ©daille pour chaque vache. GĂ©gĂ© objecte qu’une armĂ©e sans dĂ©corations manque de prestige ; DHP propose de commencer par rĂ©cupĂ©rer les cloches.

Chaos du 17 octobre : GĂ©gĂ© rĂ©clame l’autoritĂ© rĂ©galienne dans le maintien de l'ordre et mobilise ses MontbĂ©liardes. AprĂšs le KĂ€rcher, place au rabot Ă  fumier.

À l’heure oĂč nous Ă©crivons, aucun escadron n’a quittĂ© le Haut-Doubs. Le tracteur est garĂ©, le rabot attend contre le mur et Tavernier, nommĂ© chef du renseignement, dort sur la carte. Les MontbĂ©liardes, elles, ont dĂ©jĂ  obtenu ce que GĂ©gĂ© rĂ©clame pour le pays : le calme, une clĂŽture qui tient et quelqu’un qui s’occupe de faire respecter les limites.

Paul Emique
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