🏆 Top 6 – 2025 : Une année dans le Haut-Doubs, racontée sans filtre

Si l’on devait expliquer 2025 à quelqu’un de l’extérieur, il faudrait d’abord lui dire ceci : dans le Haut-Doubs, rien n’est jamais anodin.

Place au top 6 de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e.
Un sport devient une religion, une route devient un champ de bataille, une campagne municipale commence avant d’exister officiellement, et un fromage peut déclencher une crise diplomatique molle.

Retour sur six articles, six signaux faibles devenus très forts, qui racontent mieux que n’importe quel éditorial ce que nous avons réellement vécu cette année.

🎿 1. Biathlon dans le Haut-Doubs : une religion locale

2025 aura confirmé ce que tout le monde savait déjà, mais que personne n’osait écrire noir sur blanc : le biathlon n’est plus un sport, c’est un pilier civilisationnel.

Dans certaines maisons, les horaires de travail se sont ajustés aux courses.
Dans d’autres, on a expliqué aux enfants que Lou Jeanmonnot n’était pas “juste une athlète”, mais un objectif collectif, avec en ligne de mire Milano-Cortina 2026.

 Biathlon dans le Haut-Doubs : une religion locale, mais sans ayatollahs

Même Carine Terre-Vioux, pourtant connue pour cadrer l’actualité à travers son objectif plutôt que par passion sportive, a fini par se placer instinctivement côté pas de tir, “là où il se passe quelque chose”.
Quant à Djäysonne, officiellement en stage multidirectionnel, il a découvert que filmer une course sans comprendre les pénalités était un métier à part entière.

🧀 2. Comté & Tour de France : quand le fromage entre dans la suspicion

C’était l’article qu’on n’avait pas vu venir, mais qu’on a lu jusqu’au bout.
Le Comté, symbole intouchable, momentanément soupçonné de dopage culturel.

Trop présent. Trop performant. Trop aimé.
À force de gagner, même le fromage finit par éveiller la méfiance.

Gérard Poncet, interrogé à la sortie de son C15 (immatriculée en MHD-025-GA, évidemment), avait résumé la situation d’une phrase :

« Si le gras faisait gagner le Tour, ça se saurait depuis longtemps dans le Haut-Doubs. »

Une phrase devenue référence, reprise jusque chez Gisèle, au tabac-presse de Morteau, entre deux tickets de grattage et un commentaire sur “les gens qui comprennent rien à la vie d’ici”.

« J’ai mangé pareil toute ma vie, j’ai jamais eu besoin d’un feu tricolore sur mon fromage. »

Gisèle du tabac-presse de Morteau, à propos du Nutriscore

🗳️ 3. Municipales 2026 à Pontarlier : la campagne qui a commencé sans le dire

Officiellement, 2025 n’était pas une année électorale. Dans les faits, tout le monde était déjà sur la ligne de départ.

Des réunions “techniques”, des discussions “citoyennes”, des cafés “sans enjeu”… Et puis, en arrière-plan, le MHDGA qui commence à apparaître là où on ne l’attend pas toujours : au détour d’un bouchon, sur un parking mal déneigé, ou dans une discussion sur la vitesse excessive “des autres”.

Top 6 Haut-Doubs 2025 : sport, routes, politique, fromage et vie locale. Une année résumée par L’Ouest Républicain, sans filtre ni Nutriscore.
 Municipales 2026 Ă  Pontarlier : la campagne « ard-istique »

Gérard Poncet, encore présenté comme un simple retraité attentif à la vie locale, a commencé à structurer un discours clair : moins de promesses, plus de bon sens, et une obsession assumée pour la circulation, le stationnement et le respect du territoire.

À ce stade, rien n’était officiellement lancé. Mais en 2025, tout était déjà prêt.

🚗 4. Haut-Doubs : l’autoroute sauvage des frontaliers

S’il fallait un article pour résumer la tension quotidienne de l’année, ce serait celui-là.

Des frontaliers pressés, des axes saturés, des règles interprétées, et ce bouchon permanent, devenu une entité presque vivante.
Un endroit où l’on croise parfois un hérisson suicidaire, souvent un C15 résigné, et toujours quelqu’un qui “connaît un raccourci” [en réalité, un chemin agricole inadapté aux flux pendulaires, NDLR].

 Haut-Doubs : autoroute sauvage entre Les Premiers Sapins et Vallorbe – les frontaliers ont craquĂ© !

En 2025, la route n’a plus été un simple moyen de déplacement. Elle est devenue un révélateur social, un test de nerfs, et parfois un sujet politique à part entière.

🇨🇭 5. Colonisation douce : quand les Suisses débarquent

Un article sensible, parce qu’il touchait à quelque chose de profond : le changement silencieux du territoire.

Pas d’hostilité frontale, pas de rejet caricatural. Juste un constat : le Haut-Doubs attire, et l’équilibre se modifie.

Des maisons qui changent de mains, des habitudes qui s’installent, des discussions qui commencent toujours par :

« J’ai rien contre, mais… »

En 2025, on a compris que la frontière n’était pas qu’une ligne sur une carte, mais une zone d’ajustement permanent.

🧀 6. Nutriscore V2 : le gras, c’est la vie (dans le Haut-Doubs)

C’était probablement l’article le plus unanimement commenté de l’année. Parce qu’il posait une question simple, presque philosophique : faut-il adapter son identité à un algorithme ?

Dans le Haut-Doubs, la réponse a été claire :

  • Le gras n’est pas un dĂ©faut.
  • C’est une stratĂ©gie climatique, un hĂ©ritage, une nĂ©cessitĂ©.

Gisèle l’a résumé mieux que n’importe quel expert :

« J’ai mangé pareil toute ma vie, j’ai jamais eu besoin d’un feu tricolore sur mon fromage. »

🧭 2025 : une année très locale, très claire

  • Sport sacralisĂ©.
  • Route disputĂ©e.
  • Politique en incubation.
  • IdentitĂ© assumĂ©e.
  • Et toujours ce mĂŞme fil rouge : on sait qui on est.

đź”­ Cap sur 2026 : rien ne va se calmer dans le top 6

Si 2025 a posé les bases, 2026 s’annonce comme l’année de la mise à l’épreuve, les choses vont s’accélérer.

  • Les candidatures vont se dĂ©clarer.
  • Les bouchons vont s’amplifier avec des travaux prĂ©vus sur la RN57.
  • Le hĂ©risson continuera de traverser n’importe oĂą.

Sportivement d’abord, avec Lou Jeanmonnot dont l’objectif Milano-Cortina 2026 dépasse largement le cadre individuel : ici, chaque podium est vécu comme une confirmation collective.

Politiquement ensuite, avec des municipales qui vont enfin sortir du bois pour de bon, des discours qui vont se durcir, et un MHDGA qui ne pourra plus se contenter de commenter les ronds-points depuis le bas-côté.

Localement enfin, parce que les bouchons vont s’amplifier et les camions se faire manger par le Pont des Rosiers, que le hĂ©risson continuera de traverser sans prĂ©venir, que le C15 restera une unitĂ© de mesure fiable du territoire, et que Gisèle aura toujours un avis dĂ©finitif avant midi (ou 13 heures si l’apĂ©ro se prolonge).

En 2026, on ne promet pas de solutions miracles.
Mais une chose est sûre : dans le Haut-Doubs, tout sera observé, commenté, et jugé très sérieusement… sans jamais se prendre au sérieux.

Les poids lourds se sont empilés sous le Pont des Rosiers, lors de la dernière déviation en juillet 2024

🍷 Le débat se poursuit dans Le Comptoir de L’Ouest Républicain, le groupe de discussion rattaché à la page.

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