La Coupe du Monde 2026 n’a pas encore commencé que le ballon chauffe déjà. Pas forcément à cause du pressing haut, des prolongations ou du calendrier infernal, mais plutôt parce qu’une estimation publiée par Greenly vient rappeler un léger détail administratif : quand on organise 104 matchs dans trois pays grands comme un cauchemar de prof de géographie, les supporters ne viennent pas tous en trottinette.
Selon cette analyse, la Coupe du Monde 2026 pourrait générer environ 7,8 millions de tonnes de CO₂e. C’est plus du double du Mondial 2022 au Qatar. Le chiffre le plus savoureux, si l’on peut dire, tient en une statistique : près de 87 % de l’empreinte carbone estimée viendrait des vols des supporters. Pas des stades. Pas des pelouses. Pas des drapeaux en polyester. Des avions.
Autrement dit, la Coupe du Monde 2026 sera neutre en carbone dès que les supporters traverseront l’Atlantique en pédalo. Pour l’instant, le pédalo n’a pas encore été homologué par la FIFA, mais une commission doit probablement plancher dessus entre deux buffets partenaires.
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✈️ Coupe du Monde 2026 : le ballon rond, mais la trajectoire en Airbus
La FIFA avait vendu le grand barnum nord-américain comme une fête planétaire. Sur ce point, personne ne peut lui retirer le sens de la fête : États-Unis, Canada, Mexique, 48 équipes, 104 matchs, 16 villes hôtes, 39 jours de compétition. À côté, un Pontarlier–Mouthe sous la neige ressemble à une promenade digestive après une raclette.
Le problème, c’est que la géographie existe encore, même quand elle gêne le marketing. Vancouver, Mexico, Toronto, Los Angeles, New York, Dallas : sur le papier, ça fait rêver. Sur un tableur carbone, ça tousse. Un supporter peut très bien commencer son parcours au Canada, descendre au Mexique, remonter aux États-Unis, repartir voir un huitième ailleurs, puis finir en état de déshydratation financière devant un tableau Excel de vols internes.
Dans le Haut-Doubs, on connaît les longs trajets. On a déjà vu des gens faire Pontarlier–Besançon pour “une démarche rapide” et revenir trois heures plus tard avec un regard vide. Mais là, on change d’échelle. Le supporter 2026 ne fait pas un déplacement : il réalise une tournée intercontinentale avec option climatisation, escale, bagage cabine et culpabilité compensée par un tote bag durable.

🌍 Greenly sort la calculette que personne n’avait trop envie de voir
Le communiqué de Greenly met le doigt sur ce que la communication officielle préfère généralement ranger derrière les plantes vertes du dossier développement durable : le vrai sujet, ce ne sont pas seulement les stades. D’ailleurs, en 2026, beaucoup d’enceintes existent déjà, notamment des stades NFL. Sur le papier, cela réduit la part liée à la construction. Bravo. Mais si l’on évite de couler du béton pour mieux remplir le ciel d’avions, l’opération mérite au moins une médaille en liège recyclé.
Greenly estime que les déplacements des spectateurs pèseraient environ 6,82 millions de tonnes de CO₂e. C’est le genre de chiffre qui transforme instantanément n’importe quelle promesse environnementale en diaporama PowerPoint très fragile.
La FIFA, de son côté, a une stratégie durabilité, des objectifs climatiques, des engagements, des mots longs et probablement des pictogrammes verts. Mais dans cette affaire, le sujet le plus encombrant reste simple : une Coupe du Monde éclatée sur un continent entier pousse mécaniquement les gens à voler davantage. Et l’avion, contrairement à un maillot collector, ne devient pas durable parce qu’on lui ajoute une feuille verte dans une plaquette.
🗓️ Notre calendrier Coupe du Monde 2026 devient donc un outil de prévention climatique
À L’Ouest Républicain, nous avons évidemment déjà préparé notre calendrier Coupe du Monde 2026, parce qu’il faut bien savoir à quelle heure le Haut-Doubs pourra juger des équipes qu’il ne regarde jamais le reste de l’année.
Mais désormais, ce calendrier prend une dimension supérieure. Il ne sert plus seulement à savoir quand se joue tel match. Il sert aussi à mesurer l’ampleur de la farce : chaque rencontre devient une invitation à choisir entre passion football, sommeil décalé, pronostic de Djäysonne et légère angoisse climatique.
Pour suivre les matchs sans prendre l’avion, vous pouvez donc utiliser notre calendrier Coupe du Monde 2026. C’est moins prestigieux qu’un vol Paris–Toronto–Dallas–Mexico avec sandwich mou à 14 dollars, mais votre canapé a une empreinte carbone globalement plus raisonnable. Sauf s’il vient du Doubs-Du-Bas, naturellement, auquel cas une enquête complémentaire sera ouverte.
À L’Ouest Républicain, on suivra tout ça de près, mais depuis le canapé, avec notre calendrier Coupe du Monde 2026, solution nettement plus sobre qu’un aller-retour Toronto–Mexico pour voir un match de groupe.
🛶 Le pédalo, grande solution géopolitique oubliée
Face à l’urgence, plusieurs solutions sont envisageables. La première consisterait à organiser des compétitions plus compactes, avec moins de distances absurdes entre les villes. Mais cette idée présente un grave défaut : elle oblige à réfléchir avant de vendre des packages VIP.
La deuxième solution serait de limiter les déplacements inutiles, d’optimiser les groupes par zone géographique et de renforcer les transports collectifs. Très bien aussi. Mais là encore, on sent que cela manque de glamour pour une instance internationale habituée à annoncer des partenariats comme on pose des confettis sur un incendie.
La troisième solution, soutenue par la rédaction de L’Ouest Républicain, consiste à imposer le pédalo transatlantique pour tous les supporters européens. Départ conseillé début février, ravitaillement en comté tous les 400 kilomètres, contrôle antidopage à mi-parcours, arrivée théorique avant les quarts de finale si la météo est favorable. Les supporters les plus motivés recevront un fanion “J’ai sauvé la planète et raté le premier tour”.
Gérard Poncet aurait déjà proposé une variante : tous les matchs à Pontarlier, finale au Larmont, parking dans les prés, navettes en C15, neutralité carbone garantie par absence de climatisation. La FIFA n’a pas encore répondu, probablement parce que le dossier a été envoyé en recommandé avec accusé de réception et qu’il fallait aller jusqu’à La Poste.
🏟️ Une fête mondiale, mais avec l’addition sous le tapis
Soyons clairs : personne ne demande aux gens d’arrêter d’aimer le foot. Le problème n’est pas le match. Le problème, c’est la gigantesque machine à déplacer des foules, des sponsors, des délégations, des influenceurs, des journalistes, des invités corporate et des supporters sur des distances délirantes, tout en expliquant que la planète sera respectée parce qu’on a trié les gobelets.
La Coupe du Monde 2026 promet du spectacle, des records et des audiences monstrueuses. Elle promet aussi une démonstration parfaite de notre époque : on veut célébrer ensemble, mais chacun arrive en avion. On veut sauver le climat, mais après la cérémonie d’ouverture. On veut parler sobriété, mais avec 104 matchs.
Dans le Haut-Doubs, on regardera quand même. On râlera devant les horaires, on fera semblant de comprendre les groupes, on consultera le calendrier, et quelqu’un expliquera forcément que “de toute façon, le vrai problème, c’est les palmiers à Besançon”. C’est faux, mais c’est local, donc ça passera mieux à table.
Reste cette vérité simple : une Coupe du Monde peut être une fête. Mais quand la fête commence par 6,82 millions de tonnes de CO₂e en billets d’avion, il ne faut pas s’étonner si même le hérisson demande à voir le bilan carbone avant de traverser.

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