Jougne â Avis Ă ceux qui pensent que lâespace Schengen, câest le royaume du “tout est permis” : mauvaise nouvelle, vous allez devoir ranger vos plans pour une carriĂšre internationale de contrebandier. Oui, on vous le confirme, passer la frontiĂšre (Suisse-France, ou autre) avec une valise remplie de saucissons illicites ou un coffre blindĂ© de “souvenirs” du cĂŽtĂ© helvĂ©tique, ce n’est pas une bonne idĂ©e.

Pourtant, chaque annĂ©e, câest la mĂȘme chanson. “Mais enfin, on est dans Schengen ! Pourquoi vous me contrĂŽlez ?”
Eh bien, cher lecteur naĂŻf, sachez que l’espace Schengen ne vous offre pas un laissez-passer pour le business illĂ©gal. Non, ce n’est pas parce que vous pouvez sauter dans votre voiture et rouler de Paris Ă Zurich sans vous arrĂȘter toutes les cinq minutes que la frontiĂšre a dĂ©cidĂ© de se transformer en passoire gĂ©ante. Les douaniers, eux, sont toujours lĂ , fidĂšles au poste, guettant les petits malins qui confondent trafic frontalier et vente de babioles sur eBay.
đ° Dans cet article
đ Un bref rappel historique pour les tĂȘtes en l’air
Pour ceux qui ont zappĂ© le cours d’histoire-gĂ©o en 4Ăšme, petit rappel : l’espace Schengen a Ă©tĂ© créé pour faciliter la libre circulation des personnes entre les pays membres. En gros, fini les longues files dâattente pour faire tamponner votre passeport Ă chaque frontiĂšre. GĂ©nial, non ? Oui, sauf que ça ne veut pas dire “carte blanche” pour toutes vos transactions douteuses. Lâaccord Schengen, câest un peu comme cette clause Ă©crite en tout petit au bas de votre contrat dâabonnement tĂ©lĂ©phone : tout le monde lâignore, jusquâau jour oĂč ça devient gĂȘnant.
đšđ Non, “Schengen” ne rime pas avec “Libre Service”
Alors, vous vous demandez peut-ĂȘtre pourquoi, malgrĂ© toute cette belle idĂ©e de libre circulation, vous vous retrouvez face Ă un douanier en uniforme quand vous traversez la frontiĂšre ? Parce que, mes amis, la libre circulation des personnes, câest une chose ; la libre circulation des armes, des stupĂ©fiants, et des autres joyeusetĂ©s du mĂȘme genre, câen est une autre. Les douaniers sont lĂ pour sâassurer que vous nâabusez pas de lâhospitalitĂ© de nos voisins suisses (et vice-versa, bien entendu).
On vous l’accorde, la tentation est grande. “Allez, juste une petite Kalachnikov pour aller avec mon Emmental suisse⊔ Sauf que non, ça ne marche pas comme ça. Si vous croyez quâun drapeau europĂ©en flottant au-dessus dâune frontiĂšre vous permet de transporter ce que vous voulez, dĂ©trompez-vous. Les douaniers ne font pas du tricot dans leur cabane de surveillance. Ils sont lĂ pour faire leur job : protĂ©ger nos chers pays de tout ce qui pourrait causer des dĂ©gĂąts. Imaginez un peu si on laissait passer tout et n’importe quoi⊠on serait Ă deux doigts de voir dĂ©barquer des yodleurs armĂ©s jusqu’aux dents dans nos fromageries locales. Un cauchemar, non ?

đšđ Vous et les douaniers : une relation dâamour et de fouille approfondie
Câest vrai, les douaniers ont une rĂ©putation qui leur colle Ă la peau, un peu comme le gruyĂšre fondant dans un croque-monsieur. On les imagine sĂ©vĂšres, imperturbables, parfois mĂȘme un brin soupçonneux. Mais aprĂšs tout, câest leur boulot ! Imaginez leur quotidien : des heures Ă observer les allers-retours des vĂ©hicules, flairant le moindre indice dâillĂ©galitĂ©, traquant le contrebandier en devenir. Et voilĂ que vous, avec votre sourire enjĂŽleur, vous tentez de faire passer un petit sachet de “vitamines” (comme vous les appelez) Ă la frontiĂšre. Ne soyez pas surpris si lâon vous demande dâouvrir le coffre. Ce nâest pas une invitation Ă montrer votre collection de CDs des annĂ©es 90.
La prochaine fois que vous vous trouvez nez Ă nez avec un douanier, rappelez-vous quâil n’est pas lĂ pour vous gĂącher la journĂ©e. Au contraire, il fait en sorte que votre charmant voyage en Suisse ne tourne pas au dĂ©rapage incontrĂŽlĂ©. Il veille au grain, prĂȘt Ă dĂ©busquer le moindre pot-aux-roses cachĂ© dans votre coffre.
La libre circulation des personnes, câest une chose ; la libre circulation des armes, des stupĂ©fiants, et des autres joyeusetĂ©s du mĂȘme genre, câen est une autre.
đšđ Schengen, oui, mais avec modĂ©ration
Alors, chers automobilistes en quĂȘte dâaventures transfrontaliĂšres, nâoubliez pas que Schengen, câest bien pour les vacances, mais ce nâest pas une carte de “Monopoly” permettant de faire nâimporte quoi. Les douaniers sont toujours lĂ , prĂȘts Ă vous rappeler que certaines rĂšgles ne se nĂ©gocient pas. Et pour ceux qui croyaient pouvoir traverser la frontiĂšre en toute impunitĂ©, souvenez-vous : Ă chaque passage, un douanier vous regarde, et il sait exactement ce quâil fait.
En rĂ©sumĂ©, mĂȘme si vous pensez que lâespace Schengen vous offre la libertĂ© de franchir la frontiĂšre en toute sĂ©rĂ©nitĂ©, gardez en tĂȘte que la douane veille. Et si vous croyez qu’un passage rapide vous Ă©pargnera, dĂ©trompez-vous : les douaniers ne sont pas dupes. AprĂšs tout, ils ont vu passer bien plus de choses que ce que vous pouvez imaginer. Alors, au lieu de tenter le diable, contentez-vous de profiter du paysage et laissez les objets illicites lĂ oĂč ils sont.

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đšđ FrontiĂšre Suisse-France : Schengen ou pas, les douaniers ne font pas du tricot !
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