🩔OQTHD : quand l’expulsion administrative s’embourbe entre Six-Fours, l’Ă©tang et des Tiktok injurieux

Ce mardi, deux nouveau faits divers sont venus rappeler Ă  la France entiĂšre que le sigle OQTF n’était plus seulement un acronyme administratif, mais une sĂ©rie Netflix Ă  ciel ouvert, avec rebondissements quotidiens, indignations recyclables et experts auto-proclamĂ©s. Un Ă©pisode de plus, donc, dans cette grande saga nationale oĂč l’on dĂ©couvre, avec un Ă©tonnement toujours intact, que des obligations de quitter le territoire
 n’aboutissent pas toujours Ă  un dĂ©part effectif.

Dans le Haut-Doubs, Ă©videmment, cette actualitĂ© n’a pas dĂ©clenchĂ© de dĂ©bat enflammĂ© sur les plateaux tĂ©lĂ©. Elle a dĂ©clenchĂ© autre chose : un soupir, suivi d’un « ah ben tiens », puis d’une idĂ©e. Une vraie. Locale. Fonctionnelle. DĂ©jĂ  Ă©prouvĂ©e sur le terrain.
Son nom : OQTHD – Obligation de Quitter le Territoire du Haut-Doubs.

đŸ§Ÿ OQTF, OQTHD : la dĂ©clinaison territoriale qui manquait

L’OQTHD n’est pas une provocation. C’est une adaptation climatique et comportementale. LĂ  oĂč l’OQTF nationale peine Ă  s’appliquer dans des environnements tempĂ©rĂ©s, urbains et connectĂ©s au TGV, l’OQTHD repose sur un principe simple : si tu ne sais pas vivre ici, le territoire se charge de t’éjecter tout seul.

Pas besoin de charters, pas besoin de négociations diplomatiques.
Le Haut-Doubs dispose déjà de :

  • routes verglacĂ©es,
  • brouillard horizontal,
  • Ă©tangs mal balisĂ©s,
  • et conducteurs persuadĂ©s que l’ESP est une option bourgeoise.

🚗 Cas pratique n°1 : le drift nocturne comme motif d’expulsion immĂ©diate

DerniĂšrement, un vĂ©hicule retrouvĂ© dans un Ă©tang, aprĂšs une sĂ©ance de drift nocturne parfaitement inutile, est venu enrichir la jurisprudence locale. L’affaire est connue : moteur trop puissant, cerveau sous-dimensionnĂ©, envie irrĂ©pressible de faire crisser des pneus dans une zone humide classĂ©e.

Dans le Haut-Doubs, ce genre de comportement ouvre désormais droit à une OQTHD automatique, sans appel :

« Quand tu confonds un marais avec un circuit et que tu finis dans l’eau, c’est pas une sortie de route, c’est un signal administratif. »

La commission d’expulsion locale — composĂ©e d’un ancien de la DDE, d’un fromager et d’un hĂ©risson tĂ©moin de la scĂšne — est formelle : le territoire t’a clairement dit non.

« Nous, on n’a pas besoin de dĂ©cret. Quand t’es pas compatible, tu repars tout seul. »

Gérard Poncet, autorité administrative du MHDGA

🧊 Cas pratique n°2 : Six-Fours, mĂȘme combat, mais sans neige

Ce qui s’est passĂ© Ă  Six-Fours rappelle une Ă©vidence : le problĂšme n’est pas gĂ©ographique, il est comportemental. Qu’on soit sur le littoral varois ou Ă  900 mĂštres d’altitude, l’irresponsabilitĂ© produit les mĂȘmes effets. La diffĂ©rence, c’est que dans le Haut-Doubs, elle est immĂ©diatement sanctionnĂ©e par le dĂ©cor.

Ici, pas besoin de vidĂ©os TikTok ni d’incitation Ă  quoi que ce soit.
Le simple fait de :

  • sortir sans pneus hiver,
  • rouler trop vite « pour voir »,
  • ou croire que la nuit + le froid = terrain de jeu,

suffit Ă  enclencher une procĂ©dure naturelle d’éloignement.

đŸ“± Cas pratique n°3 : Quand l’OQTF se transforme en live TikTok

Pendant ce temps-lĂ , au niveau national, l’actualitĂ© rĂ©cente a rappelĂ© que certaines OQTF continuent d’exister surtout sur les rĂ©seaux sociaux. Dernier exemple en date : un homme sous OQTF, dĂ©jĂ  condamnĂ© par la justice, qui s’est offert une nouvelle visibilitĂ© en insultant publiquement les forces de l’ordre sur TikTok, appelant Ă  les frapper comme on appelle un taxi.

Une sĂ©quence devenue virale, aussitĂŽt signalĂ©e, commentĂ©e, rediffusĂ©e, dissĂ©quĂ©e — preuve qu’en France, l’expulsion administrative peut parfois se transformer en stratĂ©gie de contenu. LĂ  oĂč l’État parle de procĂ©dure, certains y voient manifestement un concept Ă©ditorial.

Dans le Haut-Doubs, ce genre de comportement poserait un problĂšme simple : il n’y a pas de 4G dans les fossĂ©s, et encore moins de rĂ©seau au fond d’un Ă©tang.

Autrement dit, l’OQTHD rĂšgle aussi la question de l’influence, en supprimant mĂ©caniquement les conditions matĂ©rielles de la rĂ©cidive numĂ©rique.

« Insulter les flics en live quand t’es dĂ©jĂ  dehors administrativement, c’est pas de la provocation, c’est du repĂ©rage pour l’OQTHD », rĂ©sume GĂ©rard Poncet, qui rappelle qu’ici, le buzz s’arrĂȘte net Ă  la premiĂšre plaque de verglas.

OQTHD : dans le Haut-Doubs, l’OQTF version locale s’applique aussi aux amateurs de drift nocturne et aux faits divers qui finissent dans l’étang.

đŸ”ïž Une mesure inclusive et non discriminante

L’OQTHD a ceci de moderne qu’elle ne fait aucune distinction :

  • pas de nationalitĂ©,
  • pas d’origine,
  • pas de statut social.

Elle s’applique aussi bien :

  • aux influenceurs en quĂȘte de buzz,
  • qu’aux pilotes de berlines surdimensionnĂ©es,
  • qu’aux touristes qui pensent que « ça passe ».

Le Haut-Doubs est Ă©galitaire : tout le monde peut ĂȘtre expulsĂ© par le climat, la gĂ©ographie ou un fossĂ© mal placĂ©.

🧓 GĂ©rard Poncet, observateur agréé

Gérard Poncet, retraité, moustache réglementaire et casquette vissée sur le crùne, résume la doctrine locale en une phrase devenue circulaire officieuse :

« Nous, on n’a pas besoin de dĂ©cret. Quand t’es pas compatible, tu repars tout seul. »

Selon lui, l’OQTHD devrait mĂȘme ĂȘtre Ă©largie Ă  titre expĂ©rimental :

  • aux gens qui klaxonnent pour rien,
  • Ă  ceux qui demandent “si la route est dĂ©neigĂ©e” en janvier,

🩔 Conclusion provisoire, avant le prochain Ă©tang

Pendant que le dĂ©bat national s’enlise entre chiffres, indignations et plateaux tĂ©lĂ©, le Haut-Doubs continue d’appliquer sa propre logique. Ici, on ne parle pas d’expulsion : on parle de sĂ©lection naturelle administrative.

L’OQTHD n’est pas une menace.
C’est une Ă©vidence.
Et Ă  en juger par l’état des routes, des fossĂ©s et des Ă©tangs, elle fonctionne dĂ©jĂ  trĂšs bien.

đŸ–„ïž Comme tous les autres, on contribue nous aussi au dĂ©bat national en faisant tourner des serveurs pour expliquer qu’ici, le territoire fait le boulot tout seul. Mais on le fait avec un hĂ©risson, donc c’est ok.


đŸ· Le dĂ©bat se poursuit dans Le Comptoir de L’Ouest RĂ©publicain, le groupe de discussion rattachĂ© Ă  la page.

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