đŸ—łïž Municipales 2026 : GĂ©rard Poncet face aux “gros candidats” des grandes villes

Les candidatures sont closes. Les listes sont déposées. Les bulletins sont en impression. Les 15 et 22 mars pour les municipales 2026, on vote. Point.

À Pontarlier, c’est dĂ©sormais officiel : GĂ©rard Poncet conduira la liste du Mouvement du Haut-Doubs – Gens Authentiques (MHDGA). Casquette vissĂ©e, moustache disciplinĂ©e, programme calibrĂ© au millimĂštre — comme une bande blanche fraĂźchement repeinte.

Nous l’avons rencontrĂ© pour une interview exclusive, Ă  l’heure oĂč, ailleurs en France, les “gros candidats” rivalisent d’annonces spectaculaires.

đŸ™ïž Pendant que les mĂ©tropoles rĂȘvent en 4K


À Paris, Sarah Knafo propose de “rĂ©inventer l’attractivitĂ© urbaine”.
À Lyon, Jean-Michel Aulas promet de “remettre la ville en mouvement”.
À Marseille, SĂ©bastien Delogu affirme vouloir “redonner la parole au peuple des quartiers”.

« Marseille a ses problĂšmes. Lyon a les siens. Paris vit dans un autre monde. Nous, on vit dans le Haut-Doubs. Ce n’est pas moins important. C’est juste plus concret. »

Gérard Poncet, MHDGA

Des slogans puissants. Des clips lĂ©chĂ©s. Des mots comme “rĂ©silience”, “transition”, “hub europĂ©en”.

À Pontarlier, GĂ©rard Poncet propose de vĂ©rifier si le rond-point de la Rocade ne penche pas lĂ©gĂšrement vers la gauche quand il gĂšle.

« Moi j’ai rien contre les grandes idĂ©es. Mais avant de parler d’attractivitĂ© internationale, on peut peut-ĂȘtre parler d’attractivitĂ© du parking de l’hĂŽpital, non ? »

Le contraste est brutal. Et assumé.

🧊 « On ne gĂšre pas Pontarlier comme une mĂ©tropole »

Poncet regarde la politique nationale avec un mĂ©lange d’amusement et de perplexitĂ©.

« Quand j’entends qu’on va “transformer la ville en laboratoire d’innovation”, je me dis qu’ici, le seul laboratoire qu’on connaĂźt, c’est celui qui teste le sel de dĂ©neigement. »

Il insiste : Pontarlier n’a pas besoin d’un “narratif”. Elle a besoin d’un fonctionnement.

« On n’a pas de tramway futuriste. On a des voitures, des tracteurs, et un hĂ©risson qui traverse sans prĂ©venir. Si tu veux gĂ©rer ça avec un powerpoint, bonne chance. »

📋 Le programme MHDGA, version terrain

Face aux grandes promesses métropolitaines, le MHDGA revendique une ligne simple :

  • Circulation repensĂ©e avec des habitants qui roulent vraiment en hiver
  • Soutien aux commerces sans transformer la Grand’Rue en dĂ©cor Pinterest
  • IdentitĂ© locale assumĂ©e — sans folklore de carte postale

« Aulas parle de dynamique Ă©conomique. TrĂšs bien. Moi je parle du boucher qui doit pouvoir charger sa camionnette sans faire trois fois le tour du pĂątĂ© de maisons. C’est moins glamour, mais c’est rĂ©el. »

đŸŽ„ Pas de storytelling, mais du vĂ©cu

LĂ  oĂč certains candidats publient des vidĂ©os en drone au-dessus des toits, GĂ©rard Poncet prĂ©fĂšre le marchĂ© du jeudi.

« Je ne fais pas de teaser. Je parle aux gens. Et quand quelqu’un me dit qu’il a glissĂ© devant la poste, je note l’endroit exact. »

Il ne méprise pas les grandes villes. Il relativise.

« Marseille a ses problĂšmes. Lyon a les siens. Paris vit dans un autre monde. Nous, on vit dans le Haut-Doubs. Ce n’est pas moins important. C’est juste plus concret. »

đŸŸ Le hĂ©risson comme ligne politique

Au moment oĂč nous sortons, un hĂ©risson traverse lentement le trottoir. Poncet s’arrĂȘte net.

« VoilĂ . Ça, c’est la vraie vie. Pas un plateau tĂ©lĂ©. »

Il observe l’animal contourner une plaque d’égout mal ajustĂ©e.

« Tu veux une métaphore ? La voilà. Si on ne rÚgle pas les petites choses, les grandes déclarations ne servent à rien. »

Municipales 2026 à Pontarlier : Gérard Poncet, candidat du MHDGA, oppose le terrain aux promesses des grandes villes pour les élections municipales.

đŸ—łïž 15 et 22 mars : la rĂ©alitĂ© des urnes

Les municipales ne se joueront pas sur des punchlines nationales. Elles se joueront sur des bulletins, dans des écoles primaires transformées en bureaux de vote.

« Le 15 mars, on comptera les voix. Le 22, on saura. Pas besoin de trending topic. »

À l’heure oĂč certains promettent des capitales mondiales, des hubs europĂ©ens et des â€œĂ©cosystĂšmes”, GĂ©rard Poncet parle de trottoirs droits, de commerces vivants et d’un centre-ville qui reste habitable.

C’est moins spectaculaire qu’un meeting parisien.
Mais dans le Haut-Doubs, la politique commence rarement par un slogan.

Elle commence par une pelle Ă  neige.

Et parfois, par un hérisson.


đŸ· Le dĂ©bat se poursuit dans Le Comptoir de L’Ouest RĂ©publicain, le groupe de discussion rattachĂ© Ă  la page.

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