đŸ· Dry January : dans le Haut-Doubs, on appelle ça “janvier, mais avec du caractĂšre”

Chaque mois de janvier, la France redĂ©couvre une tradition rĂ©cente mais bruyante : le Dry January. Un mois sans alcool, prĂ©sentĂ© comme un reset bienveillant du corps et de l’esprit, aprĂšs les excĂšs des fĂȘtes.

Sur le papier, l’idĂ©e est saine. Dans le Haut-Doubs, elle est surtout thĂ©orique.

❄ Janvier sans alcool, concept importĂ©

Le Dry January est nĂ© dans un pays oĂč janvier ressemble vaguement Ă  novembre, mais sans la neige. Dans le Haut-Doubs, janvier est un sport de combat. On y affronte la bise, les routes blanches, les chaudiĂšres capricieuses et les rĂ©veils Ă  -12.

Supprimer l’alcool dans ce contexte revient Ă  enlever une couche thermique. Ce n’est pas interdit, mais c’est dĂ©conseillĂ© par l’expĂ©rience collective.

Ici, on ne boit pas “pour faire la fĂȘte”. On boit pour se souvenir qu’on est encore vivant.

đŸ«– Les alternatives “sans frustration”

Les communiquĂ©s promettent un Dry January “sans frustration”, grĂące Ă  des alternatives : mocktails, boissons fermentĂ©es, infusions revisitĂ©es.

Dans le Haut-Doubs, l’alternative existe aussi :

  • vin chaud sans vin (donc de l’eau sucrĂ©e aux Ă©pices),
  • tisane “du placard”,
  • et cette mystĂ©rieuse boisson “juste un fond”, officiellement classĂ©e comme hydratation.

La Distillerie Guy confie que ses ventes de janvier ne baissent jamais vraiment :

“Les gens achùtent moins, mais mieux. Et surtout, ils jurent que c’est la derniùre bouteille.”

🧠 RĂ©solutions : le grand Ă©cart annuel

Dry January s’inscrit dans le vaste ensemble des bonnes rĂ©solutions : manger mieux, faire du sport, boire moins, dormir plus, appeler ses parents.

Dans le Haut-Doubs, les résolutions sont adaptées au terrain :

  • manger moins gras (sauf quand il fait froid),
  • faire du sport (en pelletant),
  • boire moins (mais chaud),
  • dormir plus (quand la route est coupĂ©e).

La rĂ©solution la plus populaire reste : “Tenir jusqu’au printemps.”

đŸ§€ La pression sociale inversĂ©e

Ailleurs, dire qu’on ne boit pas en janvier suscite des encouragements. Dans le Haut-Doubs, ça dĂ©clenche surtout une inquiĂ©tude polie.

— “T’es malade ?”
— “Non.”
— “T’as un traitement ?”
— “Non plus.”
— “Ah
 bon.”

Le Dry January n’est pas rejetĂ©. Il est regardĂ© avec prudence, comme quelqu’un qui sort sans bonnet.

đŸ¶ Le Pont, cet angle mort des campagnes nationales

Aucune campagne Dry January ne mentionne le Pontarlier. C’est sans doute un oubli, ou une mesure de sĂ©curitĂ©.

Ici, le Pont n’est pas un excĂšs, c’est un rituel. Un petit verre, pas pour s’oublier, mais pour se rĂ©chauffer la conversation. Le supprimer brutalement en janvier serait comme demander Ă  un Doubiste d’enlever ses pneus neige “pour voir”.

MĂȘme GĂ©rard Poncet, figure locale pourtant peu portĂ© sur les modes, a tentĂ© l’expĂ©rience : il a fait un Dry January de 48 heures, “le temps que le thermomĂštre remonte”. Il a tenu jusqu’au mardi.

đŸ§© SantĂ© publique et rĂ©alitĂ© locale

Soyons sĂ©rieux deux minutes : rĂ©duire sa consommation d’alcool est une bonne chose. Les professionnels de santĂ© ont raison de le rappeler.

Mais la rĂ©ussite d’une dĂ©marche passe aussi par son adaptation au contexte. Dans le Haut-Doubs, janvier n’est pas le meilleur mois pour tester sa volontĂ©. On y est dĂ©jĂ  occupĂ© Ă  tester sa rĂ©sistance.

Le message passe mieux quand il est formulĂ© simplement : boire moins souvent, boire mieux, savoir s’arrĂȘter. Pas besoin d’un hashtag mondial pour ça.

🧭 Conclusion : ici, on fait à sa façon

Le Dry January continuera d’exister, et certains le suivront avec conviction. D’autres feront un Moist January, un Dry Week-end, ou un January mais raisonnable.

Dans le Haut-Doubs, on a une rùgle simple : on respecte les choix de chacun, tant qu’ils tiennent chaud.

Et si quelqu’un dĂ©cide de ne pas boire pendant tout le mois de janvier, on l’admire sincĂšrement. Mais on lui propose quand mĂȘme une tisane. Par politesse. Et par prudence.


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